30 août 2006
Soirée de K-LI-T
Hier soir, comme chacun sait, c'était la soirée KL-IT (Koh-Lanta et l'Ile de la Tentation) sur TF1. Si, si cherchez bien, vous le saviez... Et cette soirée exotique, c'est souvent l'occasion de bien se marrer entre potes, de dire "ah tiens, celle-là elle ressemble à unetelle !", d'échafauder des théories (parfois) à deux balles (souvent). Donc, pour faire un petit résumé de ce qui se passe en ce moment, je dirais simplement que l'on connaît enfin les 4 finalistes de Koh-Lanta qui s'affronteront la semaine prochaine, et drame parmi les drames, l'Ile de la Tentation : c'est fini ! On ne verra donc plus de bout de fesse (heureusement Koh Lanta est toujours là !) ni de coucherie à qui-mieux-mieux.
Commençons donc par les finalistes de la sixième saison de KL. Les deux épisodes d'hier soir ont vu le départ de Gaëlle et de Marie. Ce sont les deux premiers Jaunes qui partent depuis la réunification, qui n'était de toute façon plus composée que de Jaunes depuis l'éviction de Catherine, la dernière Rouge, la semaine dernière. Pour ceux qui n'ont absolument pas suivi l'émission, cette année voyait l'opposition de juniors (jaune) contre les séniors (rouge). L'équipe rouge s'est délitée au fur et à mesure des luttes intestines, alors que les juniors faisaient montre d'une maturité plus avancée à mon avis. Quoiqu'il en soit, Gaëlle et Marie formaient toutes les deux un duo fort qui ne se séparait que rarement au détriment des quatre autres participants. Forte psychologiquement, Gaëlle a fait les frais du premier conseil, suivi immédiatement par Marie dont l'attitude lors du conseil précédent avait choqué : elle avait voté contre son "amie" Gaëlle... Mais inutile de se voiler la face, les autres s'en sont servi comme excuse puisqu'il semblait de toute façon évident qu'ils l'élimineraient du fait de son isolationnisme avec Gaëlle.
Pour ce qui est de l'Ile de la Tentation, on va faire un peu le point couple par couple avec une petite analyse a posteriori.
Daniel et Bérangère : le couple fusionnel
Quand ce couple est arrivé, il fallait limite les décoller à la scie circulaire tellement il ne voulaient pas se séparer. Une fois séparés, aucun des deux n'a réussi à vraiment rentrer dans le jeu car ils pensaient trop l'un à l'autre. Ils s'avaient tellement dans la peau que le manque était vraiment palpable comme un junkie en manque. Comme Bérangère disait, c'est "un manque physique". Daniel a alors décidé en cours de jeu de tout arrêter, car il pensait avoir les réponse à ses questions et que les jours restant n'allaient rien changer dans la mesure où il se sentait trop vieux pour l'aventure, pour l'esprit du jeu. Il faisait office de surveillant dans le camp des garçons, de modérateur des ardeurs des autres ados limite prépubères... Lors des retrouvailles, c'est l'explosion de joie, des papouilles et des bisous à foison et Daniel demande à Bérangère de l'épouser là-tout-de-suite. Et c'est ce qu'il font. Le premier mariage de l'histoire d'IT, au bout de la 5ème saison.
Eric et Sandra : le couple tumultueux
C'est un couple qui vit ensemble depuis 4 ans et visiblement c'était 4 longues années jonchées de séparation pour cause de tromperies de la part d'Eric. C'est vraiment une bonne pate cette Sandra. Au bout de 2 jours, Eric cède à la tentation de son propre aveux. Il faut comprendre alors qu'il a fricoté avec une autre et qu'il y a peut-être eu des sentiments forts, mais pas forcément de sexe entre-eux... En l'occurrence, lui, il fricotait avec Gyselle, la brésilienne. Il semble avoir un certain penchant pour l'exotisme le bougre puisque le français n'est pas non plus la langue maternelle de Sandra. Cette dernière est donc fixée puisqu'après 4 ans de vie commune, après moult pardons sur ses escapades et après s'être entendu dire à un feu de camp qu'elle n'était pas la femme de sa vie, elle décide de jeter l'éponge et de passer à autre chose. Ils repartent donc chacun de leur coté et ne se sont pas remis ensemble après mais restent bons amis.
Vincent et Mélanie : le couple fake
Alors, ça, depuis le début, c'est pour moi le couple le plus improbable de l'aventure. Pire je vais même jusqu'à penser qu'il ne s'agit pas d'un vrai couple. Ils ont deux personnalités tellement différentes que j'ai peine à croire qu'ils aient pu rester un an ensemble. Pour tout dire, je pense même que c'est un couple impossible qui n'a jamais existé, et qui a joué le jeu pour participer à l'émission. Bref. Au bout de deux jour, lui aussi part en sucette et embrasse fougueusement Shanice. Lors du feu de camp, Mélanie s'éffondre dans une comédie à deux francs six sous et lance avec hargne qu'elle se "vengera" et qu'il en prendra aussi plein la gueule. Après un petit temps de latence, elle finit par tomber dans les bras de Raymond (sublime au passage). Lors du feu de camp final, pour les retrouvailles, Vincent nie tout en bloc et focalise la discussion sur un détail puéril comme quoi elle l'aurait traité de déchet. La belle affaire ! Ils repartent séparément (quelle surprise, n'est-ce pas !), ne se remttent pas ensemble après l'aventure. Vincent ne recontacte pas Shanice et Mélanie sort avec Raymond l'espace de deux mois.
Joël et Jennifer : le couple attardé tardif
Il s'agit du couple bisounours qui est venu en remplacement après le départ de Daniel et Bérangère, ce qui du coup fait qu'ils n'ont été présents sur l'île que l'espace de 4 jours (ou un truc du style). Typiquement, on a l'impression de voir à l'écran un couple de collégiens de 13 ans tellement ils sont à mille lieux de la réalité. On pourrait presque croire qu'ils jouent encore à touche-pipi tellement ils sont naïfs et dans leur petite bulle. Quand ils arrivent tous les deux sur leur camp, ils hallucinent de voir dans quelle situation se trouvent les couples arrivés avant eux. Jennifer commence à flipper quand tour à tour Mélanie et Emeline, lui raconte que leur mec a craqué au bout de 2 jours, et quand Sandra se considère comme célibataire à nouveau... Globalement, ils ne sont pas entrés véritablement dans le jeu. Faut reconnaître aussi qu'ils arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe en plein milieu d'une débauche totale ! Les deux-là sont là pour prouver au monde (si, si) que l'amour et la fidélité c'est possible quand on est réellement amoureux de l'autre. C'est tellement beau, que j'en pleure presque. Bon, je suis pas sûr que le fait qu'ils aient tenu 4 jours soit une preuve vraiment tangible mais, bon, comme certains ont craqué en 2 jours, je leur accorde le bénéfice du doute. Ils partent donc ensemble à l'issue du jeu et sont toujours ensemble.
Harry et Emeline : le couple volcanique
Un couple assez étrange dans la mesure où on se demande comment ces deux là ont pu se rencontrer. On a l'impression de voire un jeune du 9-3 avec une fille du 92. Mais enfin, c'est pas impossible non plus. Son accent racaille "wesh comment tu m'parles toi, tu t'prends pour qui pour m'parler comme ça toi !" est vite agaçant surtout quand c'est lui qui est en tort et qu'il se pose en victime... Lui a craqué au bout de 4 jours, si ma mémoire est bonne, avec Fanny. Il finit par le reconnaître après que Céline Gerraud ait réussi à calmer un peu le jeu. Histoire de se venger un peu, Emeline espère le faire tomber de haut en lui avouant qu'elle couche toujours avec son ex depuis le début de leur relation. Ce à quoi Harry répond comme un gamin en disant que lui aussi il se tape toutes ses ex et que les histoires avec ses contacts MSN sont vraies... Nan, c'est celui qui le dit qu'il y est... Voyez le genre. Bref, ils finissent par repartir chacun de leur coté. On apprend ensuite qu'au bout de deux mois (ou quatre, je sais plus) Emeline a réussi à pardonner à Harry et qu'ils sont à nouveau ensemble...
Bon maintenant, vous avez une bonne vue d'ensemble et ça vous permettra de comprendre un peu certaines conversations avec vos amis ou collègues de bureau. Vous passerez donc un peu moins pour une quiche...
28 août 2006
404 Blog not found
Je suis profondément désolé pour cette interruption momentanée du service de bloggage (blogging, blogginerie ?!?) au cours de ces trois dernier jours, qui contrairement à certains ne s'est pas soldé par un déménagement sous d'autres tropiques...
Nan, nan, que nenni !
Il se trouve juste que je me suis fait alpagué, c'est le mot, par des copains vendredi dernier en fin d'après-midi. Et hop, direction la côte de la Charente-Maritime pour le week-end. Aucune préparation, aucun avertissement. La possibilité n'a même jamais été énoncée. J'ai donc été un peu surpris quand on m'a enlevé sans autre forme de procès.
Fin de journée, tranquille, je commence juste à me reposer enfin et à savourer un nouveau week-end. Mais c'était sans compter sur un coup de fil qui allait changer mes plans. Et quels plans : lire tous mes posts en retard sur les blogs que j'aime, faire quelques commentaires, répondre à mes mails à la bourre et enfin réussir à finir ce post que j'aurai voulu boucler le week-dernier... Je décroche, c'est A. au téléphone :
- Tu fais quelques choses ce week-end ?
- Ben, rien de bien précis en fait, mais je comptais justement t'appeler pour te proposer d'aller voir un spectacle avec B. et M.
- Laisse tomber, je te propose mieux...
- Ah ?!? Je t'écoute.
- T'aime la mer ?
- Bien sûr ! [oh, il me prend pour qui celui-là ?]
- Bon, ben alors, t'attrape un duvet et une trousse de toilette et on te récupère dans 5 minutes chrono ! On part pour la Rochelle !
- Ah ! Euh ! Cool, bonne idée !
- Tu perds du temps, là, on est déjà en route pour chez toi...
Me voilà donc à récupérer mes affaires en quatrième vitesse. Je ferme ma porte à clé. Et hop, j'embarque direct dans la voiture et départ illico presto pour la plage... Dans la précipitation, je me rends compte que j'ai même oublié d'éteindre mon ordi ! Mais, c'est pas grave, on va passer un bon week-end ensemble, alors je m'en fous royalement ! C'est agréable parfois de partir comme ça, sans vraiment de préparation. Bon, en même temps, nous ne sommes pas partis au Bengale, donc c'est moins critique !
En remontant, hier, je décide une halte chez mon frère, histoire de le voir lui et mon neveu. Et me voici de retour chez moi avec en prime son ordi. Ah, la famille ! Et oui, il en a profité pour me le refiler pour que je regarde ce qui cloche et que je le répare si je peux. Et effectivement, il ne me racontait pas trop de conneries en m'affirmant qu'il ramait énormément, puisque j'ai lancé une vérification de surface (Scan Disk) ce matin et qu'en arrivant ce soir, il n'en est qu'à 10%. (Je précise juste que le disque dur ne fait pas 50 To...) Merci du cadeau frangin, je vais en avoir au moins pour la semaine je pense ! Ca m'apprendra à vouloir rendre service, tiens.
25 août 2006
Please, stop harassing me !

Il est une légende particulièrement ancrée dans la conscience collective à propos des liens qui lient les homos aux femmes. Il faut bien reconnaître que cette légende n'est pas totalement infondée, surtout quand on parle des filles à pédé... Il est certain qu'avec tous les points communs que nous avons, il est plus facile de nouer des liens avec elles. On devient le confident parfois bien malgré nous des déboires de leur couples, des derniers détails croustillants sur leur mec ou sur le dernier lourd qui les a dragué en boite. Il s'agit juste parfois de prêter une oreille attentive ou de donner son avis.
Cette intimité de fait nous conduit bien souvent à mieux connaître les femmes que leur propre mec. Ce qu'elles nous confient, elles nous le confient parce que nous sommes gays et qu'on peut les comprendre facilement. Elles n'iraient jamais en parler directement avec leur mec ou avec un autre ami hétéro. "Il pourrait pas comprendre..."
Mais jusqu'à présent on ne m'avait encore jamais fait le coup de me demander comment draguer une fille ! Vous imaginez le choc que j'ai eu quand D. m'a demandé de lui donner des conseils. "Toi qui murmure à l'oreille des chevaux !" Il me prends pour Robert Redford, ce con, ou quoi ?!? Nan mais sérieux... Il faut dire qu'il passe en ce moment une mauvaise passe à tel point que je me demande s'il en a déjà eu une bonne ! Pour qu'un hétéro en vienne à demander des conseils de dragues à un homo, je pense qu'il doit être vraiment désespéré.
Cependant, son choix n'est pas si idiot dans la mesure où il sait que je ne le jugerai pas et que j'irai encore moins crier ses malheurs sur les toits. J'ai des connaissances pas trop pourries sur les femmes, ce qu'elles attendent, ce qu'elles détestent, etc... Par contre, il faut reconnaître que niveau pratique, je suis une buse !
Et, le voilà donc à me déballer la débâcle qu'il a subit le week-end dernier en boîte. Il avait flashé sur une fille et finalement il n'a rien fait, par manque de confiance en lui. Il attendait de voir que lui aussi il l'intéressait. Je sais pas trop ce qu'il attendait en fait, mais bon, j'ai comme l'impression qu'il s'attendait à ce qu'elle fasse le boulot à sa place. Nan, mais sérieusement, je pense pas qu'il soit nécessaire d'avoir un QI de 160 pour deviner que quand on a pas un physique facile comme lui, il faut pas s'attendre à se faire draguer en permanence ! Bon, je lui ai pas sortis ça comme ça quand même, je suis pas une brute, mais bon...
Il doit vivre dans un autre monde. Je sais pas mais quand quelqu'un vous plait, vous essayez de voir s'il y a moyen de moyenner quand même. Je vois pas l'intérêt de rester dans son coin en attendant qu'elle fasse la moitié (ou une bonne partie) du chemin ! C'est pas un concours d'investissement, quand même. J'ai essayé de le lui faire comprendre pendant un bon moment. On a bien discuté 4h en tout (mon oreille s'échauffait gravement). Je lui ai remonté le moral et j'ai essayé de lui donner un peu plus confiance en lui en le rassurant. En tout cas, j'ai fait mon possible pour que ça se déroule mieux la prochaine fois, mais bon, je suis pas Hitch non plus !
Alors, bon arrêtez de m'interroger avec votre lampe de bureau, je veux bien aider et donner quelques conseils, mais je ne travaille pas chez EADS moi, je suis pas une balance...
Et puis de toute façon, vous allez pas m'inculper pour fumage, si ?
23 août 2006
Un mois. Un an. L'éternité.
Vous commencez à savoir désormais que ma douche est souvent un lieu de forte ébullition intellectuelle. Ce matin, ça n'a pas raté puisque je me suis mis à réflechir à un truc tout à fait spécial. Vous avez déjà probablement entendu parler dans des conversations ou dans votre boite de tout ce qui est plan de carrière et projet professionnel. C'est d'ailleurs souvent ce que l'on vous demande lors d'un entretien d'embauche. Vous savez, la fameuse question : vous vous voyez où dans 5 ans, dans 10 ans ? Bon, là, ça fait générallement pas très bon effet de dire "à votre place..." 
Toujours est-il que je me suis posé ce matin cette question étrange de savoir si on pouvait parler également de projet de vie ou de projet amoureux. Car, vous voyez, pour un(e) hétéro, la chronologie est bien souvent réglée comme du papier à musique : il s'éclate avec ses potes et profite au maximum de sa jeunesse, fait plein d'expériences, découvre les joies du sexe, l'indépendance, etc. Puis viens le moment où la personne "se range", il ou elle se met en couple, ils achètent une maison (si possible), fondent une famille (si possible aussi) puis vieillissent.
Est-il possible de transposer dans une certaine mesure ce schéma aux homos. Je suis pas très sûr que ce soit quelque chose qui est bien implanté dans notre conscience. Est-ce que vous vous êtes déjà dit : "bon, alors disons que jusqu'à mes trente ans, je profite à fond, je baise à gauche et à droite. Je m'éclate bien comme il faut. (Aucune offense à mes trentenaires adorés...
) Et puis après je commencerais à chercher quelqu'un avec qui j'essaierai de construire quelques chose de sérieux. Il sera comme si et comme ça. Quelqu'un avec qui je vieillirai si tout se passe bien." Personnellement, je n'en suis pas persuadé. Est-il possible de prévoir à plus ou moins long terme ce que sera notre vie à l'instar de notre vie professionnelle ? Je ne sais pas mais j'aimerais croire que c'est le cas. Je veux dire que lorsque l'on est en couple, il faut croire un minimum que ça va durer. Dans ce domaine, il faut bien le dire, on table plus facilement sur des CDI que sur des CDD ! Cet espoir tient aux rares couples un tant soit peu stables de la pédéblogosphère. Et pourtant, si on est un peu réaliste, on est un peu obligé d'admettre qu'en général les homos ne sont pas les champions de la constance sur le long terme... Sans compter sur le fait qu'une vie est quand même principalement faite de surprises, de rebondissement et d'imprévus. Il serait totalement illusoire de se dire quel l'on rencontrera l'Âme Soeur, à tel moment, pas avant pas après, qu'il sera ainsi et que vous ferez cela.
Et au final, est-ce vraiment indispensable de savoir ce que demain nous réserve ? Faut-il nécéssairement avoir une petite vie rangée, stable et sans aucune surprise pour être satisfait ? Sans vraiment être un partisan de l'anarchie sentimentale et du champ de bataille constant, le fait de ne pas connaître ce qui nous attends a cette petite saveur qui nous permet de toujours garder un espoir quand à l'univers des possibles qui s'offre à nous. Car quoi de mieux pour vivre sereinement que de savoir que nous sommes totalement libres.
22 août 2006
Sosie bloguesque
Y'a un truc qui est sensationnel sur Internet c'est les pseudos. Que ce soit pour les adresses mail, sur msn (comme le disait Mathieu) ou même sur les blogs... On peut ainsi trouver les classiques prénoms genre Julien, ou même les diminutifs style Guigui, des combinaisons bizarres avec des chiffres ayant une explication plus ou moins mystique et puis il y a ceux qui font doucement sourire (voire même pitié quelques fois).
Une chose est sûre, au moins, c'est que mon pseudo (Héphaistion, car oui c'est un pseudo !!!
), il est pas très courant. Du moins sur la blogosphère. Ca a au moins l'avantage que je suis facilement identifié et un peu moins agressif que les alias du style "bInIOu2248". Là où j'ai réussi à sourire aujourd'hui c'est que pour une fois, je suis tombé par hasard sur un bloggeur qui a fait le même choix que moi. Il a 17 ans et n'est pas mal foutu du tout. Bon le hic, c'est que c'est malheureusement un skyblogger...
Bon, si ça vous tente allez y faire un tour (ici) à prendre avec les précautions habituelles quand on parle de skyblogs...
Et puis tiens, pendant qu'on parle de trucs intéressants (bah quoi ?
), je vous conseille une petite merveille que j'ai dégotée chez Sven (qui, au passage, à un coup de griffe certain), il s'agit d'un site de parodies de film en 30s avec des petits lapins mignons. Perso, je vous conseille, Brokeback et Starwars... Allez y faire un tour, ça vaut le détour !
20 août 2006
Prêt-à-lever automne-hiver 2006
Si vous trouvez que les campagnes de prévention contre le SIDA tournent un peu en rond (en carré, ce serait un peu plus ardu...
), vous serez heureux de découvrir le dernier concept qui a vu le jour lors du dernier congrès international sur le Sida qui vient de se terminer vendredi, à Toronto. En effet, afin de revaloriser un peu l'image des capotes auprès de ceux qui sont encore un peu réticents à en utiliser, Frank DeRose a eu l'idée de dédramatiser un peu ce qui reste encore parfois un tabou dans certains pays en en faisant un accessoire de mode.
L'idée peut sembler curieuse mais le Condom Project vise à rendre les populations plus familière avec les préservatifs. Le moyen est simple : les gens participent à des ateliers d'art créatif. Ainsi, à partir de capotes, de papier, de scotch, etc..., les participants fabriquent des objets tels que des broches. On peut par exemple se faire un pin's aux couleurs de son pays (ou de son club de foot préféré, pourquoi pas...
) ou comme la brésilienne Adriana Bertini, confectionner une robe à base de présos (cf. image en haut).
Il semblerait que faire de l'art avec ces bouts de latex attire des gens qui habituellement ont des réticences à s'en servir, voire même seulement à en prononcer le nom. Les ateliers sont alors l'occasion de parler des capotes, de leur utilisation, de sexe et aussi surtout des IST. C'est dingue quand même, que par l'art on réussise à briser un peu les tabous dans des pays africains comme l'Ethiopie, le Sénégal ou le Bénin, et dans les pays asiatiques tels que le Japon et la Thaïlande. La loi du silence est brisée. Et même si l'idée peut faire sourire au départ, on est vite séduit par les résultats de ce projet ambitieux. Pendant la seule semaine du congrès, pas moins de 30 000 de ces broches spéciales ont été utilisées.
Ah, oui au fait, juste un petit détail, au cas où ça aurait échappé à certains, les capotes utlisées (pour la robe et pour les pin's) sont bien sûr vides... Cela va sans dire, mais ça va mieux en le disant, hein.
D'ici à ce que certains se balladent dans le Marais avec leur tableau de chasse ambulant, il n'y a qu'un pas...
18 août 2006
Maitrise ès largage
Vous êtes probablement un certain nombre à connaître ce film de Donald Petrie : "Comment se faire larguer en 10 leçons". Aujourd'hui, dans ma grande mansuétude, je vous propose de découvrir comment larguer un mec proprement et sans ambiguïté. Voici donc un top ten des alternatives qui s'offrent à vous pour vous débarasser de Jules. Toute ressemblance avec mon expérience personnelle serait totalement fortuite, bien entendu !
Méthode n°1 : La méthode du boutonneux
Le larguer en envoyant un sms. Méthode simple, rapide et économique financièrement et mentalement. Vous passez pour un lâche et un abruti mais ça donne pas envie d'insister. Trouvez des mots simples, style : "Je crois pas qu'on va continuer à sortir ensemble ! A+"
Méthode n°2 : La méthode du repenti
"Je suis désolé mais je crois qu'on a fait une erreur en sortant ensemble. Je préférais quand on était amis parce qu'on était vachement complices. Là, ça gâche tout. J'aimerai qu'on revienne en arrière."
Ben, bien sûr tiens, on n'a qu'à faire comme si on n'avait pas couché ensemble et à l'occasion on se prendra une glace ensemble. On fera comme si de rien n'était. Et tiens pourquoi pas avec nos petits copains respectifs tant qu'on y est. Nan mais je rêve...
Méthode n°3 : La méthode du pragmatique
"C'était trop beau pour durer. On en a bien profité le temps que ça a duré, en tout cas."
Donc plus c'est intense, plus ça doit être court ! La théorie du bref mais intense. La passion tellement forte qu'elle finit par se consommer aussi vite qu'elle a commencé. Donc il suffit de se consoler en se disant qu'on a connu l'amour intense plutôt qu'une vague idylle qui s'éternise... Et pis comme c'était un bon coup, on n'a pas trop perdu son temps quand même...
Méthode n°4 : La méthode du lâche
"Tu sais choupinou t'es vachement mignon et tout, mais t'es vraiment trop grand pour moi. Tu comprends, quand on sort avec mes amis, après ils se foutent de ma gueule. Alors tu sais, c'est dur à vivre pour moi"
La méthode de celui qui n'assume pas et qui rejette la cause de la rupture sur ses copains. Et puis en plus, faudrait être compréhensif et l'excuser. Et puis je te donne quoi en plus ? 100 balles et un mars, c'est ça ? Tu parles que je vais pas t'en vouloir ! Il m'avait pourtant vaguement semblé apercevoir une paire de couilles à un moment donné...
Méthode n°5 : La méthode du psychanalyste
"On est trop différent tous les deux. Si on avait été un peu honnêtes envers nous-même, on aurait su dés le début que ça marcherait pas entre nous !"
On se demande presque pourquoi on a commencé à sortir ensemble puisqu'on savait dés le début ? Nan, mais j'hallucine ! En d'autres termes, on est un peu masochistes sur les bords, on aime bien se faire du mal en s'investissant pour rien. Ca c'est l'attitude du mec qui est sorti avec vous juste histoire de s'occuper pour passer le temps. Il savait dés le début qu'il vous lourderait à la première occasion.
Méthode n°6 : La méthode du peureux
"Faut mieux qu'on s'arrête maintenant avant que ça devienne trop sérieux et qu'on finisse par se faire du mal"
Généralement, ça c'est l'attitude de quelqu'un d'assez peu sûr de lui. Il préfère stopper tout avant de perdre le contrôle. Son contrôle. Car une fois qu'il est tombé amoureux, s'il se fait larguer, il devient une vraie loque humaine. Donc, autant stopper dans la gloire, plutôt que d'attendre les problèmes et les déchirures. Connue aussi sous le nom de méthode Zidane !
Méthode n°7 : La méthode carpe diem
"On a pris du bon temps tous les deux mais maintenant j'ai envie d'autre chose. C'était génial avec toi mais tu comprends j'aime bien le changement. Avec moi, faut que ça bouge, j'aime pas trop faire de plan sur la comète."
Ca s'est celui qui a peur de s'investir, de s'engager dans quelque chose de sérieux. Il n'a pas envie de s'installer chez vous. Il a peur que vous l'étouffiez assez vite. Il apprécie aussi le turn over. A croire qu'il fait un marathon du cul en se tapant le maximum de mecs en une année...
Méthode n°8 : La méthode de l'insensible
"J'arrive pas à avoir de sentiments forts pour toi. Tu comprends, j'ai beaucoup d'affection pour toi mais j'ai bien peur que ça n'ira jamais plus loin. Je pensais qu'avec le temps, ça s'améliorerait mais c'est pas le cas. Je pense que le temps n'y changera rien, alors autant qu'on refasse notre vie chacun de notre côté !"
Ah ? Tu simulais, quoi ! Ca fait toujours plaisirs à entendre ! Généralement, cette technique fonctionne assez bien sur quelqu'un d'intelligent puisqu'on arrive à le persuader facilement qu'au fond il préfère que ça se finisse maintenant plutôt que vous vous forciez pour rester avec lui. "Tu veux quand même pas que je sois malheureux ?!?" En général, le gars se fait une raison.
Méthode n°9 : La méthode directe
"Je sais pas trop comment te l'annoncer, surtout que c'est notre anniversaire, mais en fait j'ai rencontré quelqu'un il y a quelques semaines avec qui le courant est super bien passé. Le coup de foudre, tu vois. On peut pas y faire grand chose, c'est comme ça."
De loin, la meilleure ! En effet, même si ça fait jamais plaisir à entendre, au moins, le gars a le sentiment qu'on est honnête et qu'on le respecte. Il se sent considéré et sera du coup beaucoup plus apte à rester votre ami si vous le souhaitez. A n'adopter bien sûr que si vous avez effectivement quelqu'un, cela va sans dire... (sinon il s'accrochera lourdement une fois la supercherie découverte !)
Méthode n°10 : La méthode de l'hédoniste un peu sadique
"Bon, tu sais bébé, j'ai de gros besoins en matière de sexe et, pour moi, ça a une grosse importance dans une relation. Seulement là, tu vois, t'es pas trop au top. En clair, t'es un mauvais coup, quoi... Alors, je crois qu'on va en rester là !"
Verdict sans appel. Normalement, le gars reste scotché sur place. Il sait pas trop comment répondre à ce genre d'argument vu qu'il s'y attendait pas. Il se dit que c'est sa faute et prend l'autre pour un salaud de première qui pense qu'au cul. N.B. : cet argument tombe un peu à l'eau si vous vous envoyez en l'air plus d'une fois par jour et si c'est vraiment un dieu au pieu...
Et si l'ironie de la vie fait que c'est vous qui venez de subir l'une ou plusieurs de ces méthodes, je vous conseille un bouquin tout à fait approprié : "Rupture, petit guide de survie", de Delphine Hirsh aux éditions Marabout. Je n'ai aucune action chez eux. Nan mais je précise juste...
17 août 2006
Une nuit un peu spéciale
Amis lecteurs, bonjour ! Si je vous adresse aujourd'hui un bonjour aussi tardif, c'est tout simplement parce que je viens à l'instant de finir ma nuit. Ou du moins ce qui en tenait lieux. En effet, un événement un petit peu imprévu m'a empéché de passer une bonne nuit de sommeil.
Bon, alors, voilà, Clyde a une petite amie... Euh non, c'est pas ça. En fait, je revenais tranquillement de ma soirée. Je monte mes escaliers sans allumer la lumière. J'arrive devant la porte. J'attrape la poignée. Ou plutôt j'essaye d'attraper la poignée de ma porte, car ma main ne rencontre que le vide. Flairant à 100 lieues qu'il se passe quelque chose d'inhabituel, je prends unilatéralement la décision critique d'allumer la lumière de la cage d'escalier. Oui, je sais, quelle prise de risques énorme, mais je suis comme ça, moi, je vis dangereusement !
Une fois la lumière allumée, je prends la mesure de ce qui se passe quand je vois la poignée de ma porte à terre, sur le palier. La première idée qui me traverse la tête, c'est que quelqu'un a forcé ma porte de sécurité et m'a cambriolé. J'essaye de pousser la porte pour constater l'ampleur du désastre. Ca se solde par un échec. Elle reste désespéremment immobile. Donc, soit j'ai à faire à un cambrioleur un peu frappé qui referme la porte à clé après son méfait, soit c'est la porte de sécurité qui fait des siennes.
Pu$?#in de mer*e, quelle galère ! Je regarde ma montre. Il est près de 2h du matin. Qu'est-ce que je peux faire ? Restons calme, adoptons la MacGyver Attitude : faisons un bilan de ce que nous avons à disposition pour prendre Fort Knox... Alors premier constat, pas de téléphone, pas d'argent ni de carte bleue. Tout ce que j'ai dans mes poches se résume à deux pièces, un bout de papier et deux clés. Bon, ça risque d'être un peu tendu là pour faire décoller Ariane5 !
Vu l'heure, je me suis résolu la mort dans l'âme à passer la nuit dans ma voiture ! Riche idée encore ! Car en plus d'être inconfortable au possible, le chauffage laisse grandement à désirer quand on ne roule pas ! Eh oui ! Moi j'étais tranquillement en train de me geler avec seulement une chemisette sur le dos. Quelle heure il est ? 3h ? Penser à des palmiers, un plage de sable fin, des eaux turquoises, des Taïtiens dansant le Tamouré ! Rien ni fait, sauf les Taïtiens bien sûr, mais ça ne m'avance pas plus. Ma position est juste un peu plus inconfortable...
Il semblerait que Morphée ait décidé de me narguer cette nuit. Qu'à cela ne tienne, j'allume la radio pour me tenir compagnie (so pathétique !). 4h. 5h. 6h. Bon, aller le soleil commence à se lever. Ca va aller. Bam, je dors pendant deux heures. Je me réveille.
Il est donc 8h du matin. Hop, direction le proprio, pour qu'il appelle un sérrurier à SES frais. J'attends 9h pour sonner chez lui quand même, ce qui me laisse tout juste le temps de prendre un petit-déj' rapide dans un café. Mon proprio s'inquiète pour moi, "parce que quand même il fait pas ben chaud ces jours-ci, surtout la nuit !", et appelle sans broncher un sérrurier. Je repars chez moi pour l'attendre. Il arrive 30 minutes plus tard, fait son petit bazar et hop la porte s'ouvre. Je l'aurais presque embrassé s'il n'avait pas eu une cinquantaine bedonnante et une moustache à la Mario Bross... Je le remercie du fond du coeur avant d'aller m'éffondrer sur mon lit !
Bon, au final, j'ai la tête autant en caraffe que si j'avais passé la nuit en boîte ! Ce qui n'est pas si éloigné de la réalité en fait...
16 août 2006
Encore une histoire de karma, ça !
Ce qu'il y a de bien avec les jours fériés, c'est que, dans leur grande majorité, les gens ne travaillent pas (vous voyez que ça sert de faire de longues études...
). Le corollaire de ceci, c'est que comme ils ne travaillent pas, ils faut qu'ils trouvent autre chose pour s'occuper. Et comme générallement, les jours fériés du style 15 août sont propices aux réunions de famille (week-end de 4 jours oblige), les gens ont rarement envie de passer la journée avec leurs congénaires coincés entre quatre murs. Alors pour ne pas finir par se taper dessus, ils optent assez rapidement pour une balade. CQFD !
La promenade devient ainsi le sport national des français lors des jours fériés. On assiste alors à une recrudescence de cellules familales en plein air : rues, jardins, musées, parcs, etc... Ils sont partout et se déplacent toujours par groupe de 4 ou 5, telle une meute de hyènes. Et comme la natalité française semble se porter comme un charme en ce moment, merci, les berceaux se multiplient plus rapidement que les petits pains.
Autrement dit, tout est bien dans le meilleur des mondes. Où est le problème me direz-vous ? Le problème est tout simplement qu'il me faut alors trouver un endroit un peu moins peuplé que les bords de canaux où je fais habituellement mon footing. Ils sont en effet pris d'assaut par des groupes de gens tous les 10 mètres, synchronisés telles des sentinelles autour de l'ambassade américaine de Bagdad... Comme les gens sont quand même un peu là pour profiter du plein air et pour discuter tranquillement, ils ont un peu autre chose à faire que de se préoccuper des gens qui sont là pour faire du sport, ce que je conçois parfaitement ! Donc pour éviter un cassage de rythme en bonne et due forme tous les 10 mètres, il me faut alors trouver une autre terre d'accueil qui soit agréable à l'oeil autant que faire se peut. Parce que quitte à se faire violence, autant le faire dans un cadre pittoresque ("Ouais, c'est pas faux !").
Alors, on va voir quelques kilomètres plus loin pour s'appercevoir qu'il y autant de gens. On pousse un peu plus loin. Et là, ô miracle, la densité de population est de beaucoup inférieure à la proportion de rennes en laponie. Avec un peu de persévérance, on arrive à bien des choses. Dés qu'on s'apprête à croiser un spécimen intéressant, on allonge la foulée, on arrête 30 secondes d'ahanner et on souffle calmement comme si on avait l'habitude de courir un bi-marathon tous les jours. Une fois dépassé et seulement si la magie n'a pas opéré, on peut alors recommencer de cracher ses poumons allègrement. Et puis, on finit par rencontrer des gens beaucoup plus intéressants (traduction : des mecs canons) avec qui l'on peut discuter (ou autre, c'est selon...). Bon, comme quoi, au final, prendre son mal en patience et raisonner simplement permet d'avoir parfois de bonnes surprises...
15 août 2006
L'inconnu du printemps
Il n'est pas rare que je m'oppose à moi-même. Au contraire, cela est assez fréquent. Pourtant, il est rare que ces contradictions internes aient des enjeus aussi important que celui qui me préoccupe depuis quelques jours. Il faut dire qu'il s'agit d'un traumatisme autour duquel j'ai érigé un rempart de plus en plus épais au fil des années.
Et pourtant cela fait maintenant deux semaines que ce rempart a vu se dessiner sa première lézarde. Le vieux démon risque à nouveau d'être libéré si rien n'est fait rapidement. Pourtant, au bout de sept années où j'avais réussir à repousser des attaques et à maintenir cet équilibre fragile, je me disais naïvement que j'étais à nouveau libre de vivre ma vie. Mais ces ruines sur lesquelles je me suis construit, sont toujours bel et bien là. Ces cadavres que j'ai préféré cacher dans mon placard plutôt que de les affronter.
Cet homme qui, du jour au lendemain, le jour de mes 18 ans, est passé du statut de père à celui de simple géniteur. Cet homme qui en sept années n'a pas trouvé la ressource nécessaire pour prendre des nouvelles de son fils. Pas un coup de fil. Pas une seule carte. Rien d'étonnant en soit quand on a passé comme moi 18 ans à passer inaperçu. Avec autant de considération que si j'avais été une quelconque connaissance de mon frère. Il était le fils. Je n'étais rien. Je n'ai jamais rien été. De fait, il a donc cessé d'être ce qu'il n'avait jamais été, c'est à dire un père. De cet enfant qu'il n'avait jamais vraiment désiré, il n'entendrait plus parler.
Après avoir courru après une chimère pendant dix-huit longues années, j'avais enfin pris conscience qu'il fallait que j'abandonne ce fardeau sur le bord de la route sans me retourner. J'avais réussir à grandir sans lui. A me reconstruire jour après jour. Inutile d'attendre ce qui n'arriverais jamais.
J'ai naïvement cru que je pourrais continuer à vivre avec ce vide. On ne peut pas souffrir de ce que l'on ne connait pas. Et pourtant, aujourd'hui j'ai cette contradiction à l'intérieur de mon être. L'adulte qui n'a pas changé d'avis et qui lui en veut terriblement pour tout ce que j'ai dû subir. Celui qui ne le laissera jamais récupérer un seul centimètre carré de terrain dans mon coeur. Et l'enfant blessé. Celui qui a toujours voulu être aimé par cet être qui n'en a jamais voulu. Cet enfant qui aimerais juste être serré dans les bras de son père. Cet enfant qui aimerais entendre qu'il s'est trompé durant toutes ces années et que ce père l'a toujours aimé mais n'a simplement pas su le montrer. Cet enfant qui au fond serais le plus heureux s'il entendait que son père est fier de lui, de ce qu'il est devenu. Cette douleur intérieure est proprement inhumaine. I'm torn apart !
Aujourd'hui cet équilibre fragile risque d'être rompu à cause d'un événement que je n'avais pas prévu à l'origine. En effet, la naissance de mon neveu remet tout en question dans la mesure où le baptême m'amènera à croiser sa route à nouveau. Il me faudra probablement lui adresser la parole. A minima. C'est un moment que j'attends autant que je crains. Je redoute cet instant où il me faudra prendre une position et faire finalement pencher la balance d'un côté ou de l'autre.
Mais comment réussir à prendre une décision rationnelle quand d'un côté vous refusez de lui faciliter la tâche et de l'autre, vous passez vos nuits à rêver que tout est réglé, que vous avez enfin réussi à dépasser cette haine pour finalement ressentir cet amour qui vous entoure. Celui qui vous a tant manqué. Et pourtant je sais pertinemment que je n'aurai jamais aucune explication et qu'il ne demandera jamais pardon. Que je n'entendrai jamais une seule raison valable qui pourra justifier à mes yeux ce crime dont il s'est rendu coupable. Abandonner son propre enfant avant sa naissance.




